Lee Yong-in : Le Souffle d’un arbre et l’espace recomposé

Lee Yong-in : Le Souffle d’un arbre et l’espace recomposé

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ACPP) Dans une interview, Young-in Lee explique sa pensée et son esthétique de la peinture en citant Laozi : « Si on peint un oiseau volant sur une page blanche, cet espace blanc devient le ciel ». Dans « ce ciel » où les branches d’arbre se déploient, Young-In Lee réalise une partie du paysage naturel à travers des troncs de bouleaux blancs et de pins à l’aide d’un aérographe.

Lee Young-in

 

Sa préparation est semblable à la technique de grisaille ou de Camaïeu du 15ème siècle en Europe.

Sa base de couleur noire absorbe aussitôt la couleur vive.

Alors Young-in Lee fait souffler son aérographe jusqu’à ce qu’une couleur vive apparaisse. Depuis sur le fond noir, en allant chercher à un être, à une lumière, ou à une réalité, plusieurs couches fines de peinture font exister délicatement des couleurs comme des braises dans des cendres. À chaque souffle d’air d’aérographe, Young-in Lee crée une forme de vie. Grâce à sa technique de l’hyperréalisme, son perfectionnisme rend même un trompe l’œil comme si nous voyons une photographie ou un arbre réel.

Lee Young-in

Peindre une partie de la nature représente pour lui la Nature en entier. Un arbre ou une forêt sont des métaphores de temps et d’images humaines, parfois même de notre portrait. Si l’agencement des arbres et des branches emmêlées évoquent la relation « entre » des hommes, les écorces rugueuses suggèrent la peau d’une personne bien âgée, et les feuilles vertes rappellent la jeunesse vive, etc.

A travers la peinture d’un arbre ou d’une forêt, Young-in Lee nous propose de réfléchir sur la vie, la nature d’homme et la relation d’humain celui qui fait partie de la nature. Comme l’aspiration et l’expiration expriment une forme de souffle humain, ses tableaux sont réalisés par le souffle d’un aérographe. Sa peinture est minutieusement découpée et reliée. Une recomposition spécifique de sa peinture présente différentes perspectives.

Lee Young-in

C’est à dire que sa peinture peut se lire tantôt partiellement, tantôt entièrement grâce à la perspective du « décalage du point de vue » comme la peinture réalisée sur le support du byeongpung (paravent) de l’Extrême-Orient. Son idée du découpage ouvre ainsi des nouveaux espaces comme le pliage de la toile de Simon Hantaï. Son idée du découpage et son interprétation de la Nature nous permettent d’apprécier différemment la Nature et l’espace de Young-In Lee.

La Nature, pour lui, est un lieu douillet, tranquille et bien confortable qui désigne un monde d’espoir et une utopie. Comme des arbres filtrent la pollution de la ville, les arbres de Young-in Lee nous invitent à respirer un nouvel air et à le rejoindre dans son utopie. Grâce à l’application de la technique de l’hyperréalisme,

Young-In Lee nous révèle aussi une réalité, la vie telle qu’elle est, « ici et maintenant ». Une rencontre de la technique classique et de son pinceau ultra moderne conduit ainsi à un nouvel espace pictural.

 

ACPP) -Hyeon-suk Kim- -Enseignante d’arts plastiques à l’Université Paris 8

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