Le reporter japonais rejette les accusations de diffamation de la présidente Park.

Le reporter japonais rejette les accusations de diffamation de la présidente Madame Park.

Cité à comparaître en justice pour diffamation, le journaliste japonais Tatsuya Kato, ancien chef du bureau de Séoul du journal conservateur Sankei Shimbun du Japon, entre dans la salle d’audience à Séoul le 27 novembre 2014. Il a été accusé de diffamation pour avoir rapporté que la présidente Park Geun-hye a tenu une réunion secrète avec un homme non identifié pendant les premières heures du naufrage du ferry survenu en avril dernier.

Procès du reporter japonais

SEOUL, 27-11-2014- Un journaliste japonais, lors d’une audience du tribunal a rejeté jeudi l’accusation d’avoir diffamé la présidente sud-coréenne Park Geun-hye en rapportant des rumeurs sur ses absences le jour du naufrage mortel du ferry en avril.

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Tatsuya Kato. Journaliste Japonais

Tatsuya Kato, ancien chef du bureau de Séoul du journal conservateur Sankei Shimbun du Japon, a été inculpé pour diffamation pour avoir écrit un article disant que Madame Park et un homme non identifié ont eu une prétendue entrevue secrète le 16 Avril, citant des rumeurs qui circulaient dans le milieu financier de la Corée du Sud.

«J’ai écrit l’article pour informer le peuple japonais de la sensibilisation des Sud-Coréens pour leur présidente. Je n’ai jamais eu l’intention de diffamer”, a déclaré Kato lors de la première session du procès. La Cour du district central de Séoul dans le sud de la ville, lui a par ailleurs interdit de quitter le pays.

« Veuillez, s’il vous plaît fonder votre jugement, conformément à la loi, sur des preuves irréfutables », a ajouté Kato.

Le 3 août, Kato a écrit un article en ligne à propos du lieu où pouvait se trouver la présidente Madame Park le 16 avril lorsque le ferry Sewol a coulé au large des côtes sud-ouest de la Corée, entraînant ainsi dans la mort plus de 300 personnes, dont la plupart étaient des étudiants du secondaire partis en voyage scolaire.

Kato a cité un article paru à la mi- juillet dans le Chosun Ilbo, le quotidien au plus grand tirage de la Corée du Sud. Selon cet article Madame Park serait restée introuvable pendant sept heures. Cette affaire serait à l’origine d’une rumeur selon laquelle elle aurait été avec un homme dans un endroit inconnu.

Chung Yoon-hoi, un ancien conseiller de Madame Park que la rumeur disait avoir été avec la présidente, a été cité, selon les dires

des responsables de la Cour à comparaître comme témoin à la demande de la partie plaignante.

Le bureau présidentiel a réfuté l’allégation du journal, en disant que Madame Park “était à l’intérieur du complexe présidentiel.”
Devant ces accusations, Kato a plaidé non coupable, et ses avocats ont affirmé au cours du procès que l’article était écrit dans l’intérêt du public.

“L’article visait à faire connaître au peuple japonais la chute de la popularité de la présidente Park » a déclaré l’avocat de Kato.

“L’article ne peut être considéré comme faux » a fait valoir l’avocat, ajoutant que Kato n’était pas au courant à ce moment que le reportage était erroné.

L’enquête sur Kato est venue après qu’un groupe civil locale eut déposé une plainte contre Kato. Les procureurs l’ont convoqué trois fois pour un interrogatoire, concluant que la décision du journal de soulever des questions sur la localisation de Madame Park était sans fondement.

L’acte d’accusation a suscité des réparties féroces de la part de Tokyo qui affirme que cette action est une preuve de la discrimination dont sont l’objet les médias étrangers, et qu’elle visait à supprimer la liberté d’expression.

Avant le procès, jeudi dernier, une douzaine de membres du groupe conservateur se pressaient devant l’entrée de la salle d’audience, exigeant que Kato soit arrêté immédiatement.

Selon les officiels du tribunal, la prochaine audience est prévue pour le 15 décembre.

ACPP

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