L’ex-président Park arrêté dans une enquête sur la corruption

L’ex-président Park arrêté dans une enquête sur la corruption

SEOUL, 31 mars – L’ancien président Park Geun-hye a été arrêté ce vendredi dans le cadre d’un scandale de corruption. Le tribunal de district central de Séoul a émis un mandat pour détenir Park contre des infractions de corruption, d’abus de pouvoir, de coercition et de fuite de secrets gouvernementaux, après un marathon entendu le jour précédent.

“La nécessité de son arrestation est reconnue parce qu’il y a une cause probable de la charger et une préoccupation de la destruction de la preuve”, a déclaré le juge Kang Boo-Young. Park, évincé dans une décision historique le 10 mars, est devenu le troisième ancien président du pays à être arrêté au sujet d’allégations criminelles, suite à Roh Tae-woo et Chun Doo-hwan.

Suite à la décision, Park a été transféré dans un centre de détention au sud de Séoul du bureau de la poursuite où elle attendait le résultat après une audience de près de neuf heures.

Le centre de détention est l’endroit où les personnages clés impliqués dans le scandale, y compris l’ami de longue date de Park, Choi Soon-sil et le leader de Samsung Lee Jae-yong, sont détenus.

Le mandat d’arrêt est valable 20 jours depuis son exécution. Les procureurs de l’État sont censés les accusations formelles contre Park avant l’expiration de la période de la mi-avril.

L’ancien président a refusé de commenter les questions posées par les journalistes alors qu’elle quittait le palais de justice à 7h30. Le Park est également resté silencieux quand elle est arrivée à la cour de ce matin.

L'ancien président Park Geun-hye quitte le tribunal de district central de Séoul dans la capitale le 30 mars 2017, après une audience sur un mandat pour l'arrêter. Le tribunal a émis le mandat le lendemain, citant la nécessité et la gravité des crimes présumés.

L’ancien président Park Geun-hye quitte le tribunal de district central de Séoul dans la capitale le 30 mars 2017, après une audience sur un mandat pour l’arrêter. Le tribunal a émis le mandat le lendemain, citant la nécessité et la gravité des crimes présumés.

Les procureurs soupçonnent que Park collusionait avec Choi pour forcer des douzaines de conglomérats locaux à «donner» un total de 77,4 milliards de won (70 millions de dollars) à deux fondations douteuses – Mir et K-Sports – prétendument contrôlées par Choi.

Le chef de Samsung, Lee Jae-yong, a été arrêté pour donner ou promettre quelque 43,4 milliards de won à Choi, et en effet à Park, en tant que remises en contrepartie des faveurs des entreprises. Sur le total, 20,4 milliards de won sont allés aux deux fondations.

S’il est reconnu coupable des accusations de corruption, Park pourrait être condamné à 10 ans ou plus en prison.

Park est également accusée d’être impliquée dans la liste noire de personnalités culturelles jugées critiques envers sa politique et interdisant aux organismes gouvernementaux de leur fournir un soutien financier. Ses proches ont été arrêtés pour leurs rôles dans la création et la gestion de la liste de noirs plus de 9 000 artistes, écrivains, cinéastes et personnages de divertissement.

Les procureurs soupçonnent que l’ancien président a abusé de son pouvoir en pressant ses assistants de renvoyer des fonctionnaires du ministère de la culture qui ont résisté à des mesures discriminatoires contre ceux de la liste noire.

Elle est également accusée d’intervenir illégalement dans la gestion d’entreprise des conglomérats, y compris Hyundai Motor, POSCO et KT, en les pressant de signer des contrats avec les entreprises de Choi.

Lors d’un interrogatoire mené à la poursuite mardi, la semaine dernière, Park aurait nié toutes les allégations à son encontre.

ACPP

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